LES CÉRÉALES BIO, C’EST MON CHOIX !

Les céréales bio sont présentes dans un bon nombre de produits que nous consommons régulièrement ou occasionnellement comme le pain, les biscuits ou encore la bière. C’est pourquoi pour la 3ème édition de notre campagne de communication digitale « Les produits bio, c’est mon choix ! », nous avons décidé de vous en dire plus et/ou de vous faire découvrir la filière des céréales bio.

LA WALLONIE, UNE TERRE CÉRÉALIÈRE

En 2019 en Wallonie, 55% des grandes cultures bio sont des céréales et assimilés (+1.231 nouveaux hectares en 2019) et 38% des cultures fourragères (+410 nouveaux hectares) (Biowallonie 2020).

Répartition des céréales bio selon les provinces (2019)

Représentation graphique

Selon une étude menée par la FWA (Fédération Wallonne de L'Agriculture), en Région wallonne, la production de céréales biologiques reposait principalement sur six cultures :

  • Les mélanges céréales-légumineuses, majoritaires avec 4.500 ha
  • Le froment d’hiver et de printemps avec 1.798 ha
  • L’épeautre avec 1.599 ha
  • Le triticale d’hiver et de printemps avec 1.590 ha
  • L’orge d’hiver et de printemps avec 1.168 ha
  • L’avoine d’hiver et de printemps avec 1.083 ha.

Avec moins de 500 ha, les autres céréales produites étaient, par ordre d’importance, le maïs grain, le seigle d’hiver et de printemps et des céréales autres (quinoa, sarrasin, sorgho) (Biowallonie, 2019).

LES PRINCIPES DE BASE DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES

En agriculture biologique, le sol est un élément capital, il assure un ancrage à la plante et lui permet de prélever l’eau et les éléments essentiels à son développement. Le règlement impose de recourir à des pratiques qui préservent ou accroissent la matière organique du sol. L’utilisation de produits chimiques est interdite. Les producteurs bio entretiennent leurs sols avec une fertilisation organique telle que le fumier ou le compost qui est principalement issue de l’élevage. Du point de vue de la protection des cultures, il existe différentes techniques pour prévenir des attaques d’organismes nuisibles et des dégâts engendrés par les mauvaises herbes, telles que l’utilisation de variétés adaptées, les cultures en association (système de culture qui consiste à cultiver différentes variétés sur la même parcelle en même temps afin que ces variétés s’échangent des services comme la fertilisation, l’action répulsive ou toxique sur certains insectes et les mauvaises herbes), ou encore la rotation des cultures.

Cultiver des céréales en agriculture biologique n’est pas une mince affaire ! Dans un premier temps, l’agriculteur bio doit respecter un cahier des charges stricte et se faire certifier auprès d’un organisme de contrôle. De plus, le choix des variétés est primordial selon certains caractères recherchés tels que l’adaptation au terroir, la résistance aux maladies, la compétitivité vis-à-vis des mauvaises herbes, la précocité, l’usage (alimentation animale ou humaine) tout en assurant une production qualitative et suffisante.

Comme dit précédemment, nous mangeons des céréales bio sous une forme transformée, c’est le cas des céréales panifiables comme le froment, l’épeautre, l’avoine et le seigle et des céréales brassicoles comme l’orge. La variété de céréale est donc aussi choisie en fonction du produit fini souhaité. Avant d'arriver dans notre assiette, les céréales sont transformées par les différents métiers issus de la filière céréalière. Les grains de blé tendre comme le froment par exemple, peuvent être transformés en farine pour donner du pain, des biscuits et des gâteaux. Les grains de blé dur sont écrasés en semoule pour fabriquer des pâtes. Autre exemple, les grains d’orge peuvent être mis à germer pour donner du malt, l’ingrédient principal de la bière.

production de céréalesproduction de céréalesproduction de céréales

LE SAVIEZ –VOUS ?

La majorité des céréales bio cultivées en Wallonie sert pour l’alimentation animale. En effet, la Wallonie est une terre d’élevage, elle compte de nombreux éleveurs bio qui doivent respecter le cahier des charges européen imposant une proportion d’aliments obligatoirement issus de la même région que le siège de l’exploitation, de l’ordre de 20% pour l’alimentation des monogastriques (animaux qui ont un estomac simple composé d’une seule poche comme les porcs et les volailles par exemple) et de 60% pour celle des bovins (FWA 2019). 100% de la nourriture des animaux est bio et une partie est donc également locale. Pour consommer des céréales bio, retrouvez les boulangers bio, les brasseurs bio et les autres points de vente qui se trouvent près de chez vous via notre outil « Où trouver vos produits bio ».

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